Ils sont grands ces petits ! Savoirs et compétences des petits vignerons !

Dernière mise à jour : 5 janv.



 
La lettre du Château Lagarette n°3

24 Novembre 2021
 

Ils sont grands ces petits !
Savoirs et compétences des petits vignerons !

Une note en bas de page du quotidien « Les Échos » 14 Nov.20, a attiré notre attention : Elle concerne les petites exploitations agricoles, moins de 2 ha, à l’échelle de la planète.


Elles sont 500 millions, ces petites exploitations et font vivre 5 milliards de personnes. Elles produisent 50 % des calories alimentaires de la planète.


L’article laisse entendre qu’ils ne sont pas prêts à prendre toutes les mesures nécessaires, pour résister au réchauffement climatique. Ce dont je doute. Ces petits paysans producteurs ont en général et quel que soit leur culture une très grande sensibilité dans et des rapports très cultivés avec la nature.. Ils manquent de moyens… Oui si l’on veut. Disons qu’ils n’ont pas suffisamment de monnaie disponible pour acheter les produits et les technologies que les puissants considèrent comme nécessaires pour s’adapter au réchauffement climatique. Tout est objet de marché. Même le réchauffement climatique.


Laissons passer encore un peu de temps…Laissons la crise nous montrer qu’ils ont des capacité d’adaptation à la situation présente, plus souples plus agiles plus efficaces que celles que peuvent mobiliser les plus gros qui dépendent pour agir efficacement du marché des « ressources » considérées comme utiles pour lutter contre le réchauffement climatique et autres problèmes contemporains.


Transposées aux mondes vignerons, ces observations « utiles » nous montrent que les petites structures vigneronnes, celles qui n’ont pas été infestées par les discours et les pratiques prétendument modernes sont les garantes des adaptations nécessaires que les mondes de la vigne et du vin doivent faire impérativement . Tout dépend bien entendu de l’état des sols des terres, mais aussi des savoirs traditionnels et des manières de faire qui ont peut-être hélas été abandonnées.


Quelques remarques sur la taille des exploitations. Le fait que l’adaptation soit plus facile sur de petites unités ne veut pas dire que des unités un peu plus grande 10 ou 20 fois la taille de 2 à 5 ha ne puissent pas trouver les gestes efficaces pour protéger le vivant et continuer à produire des vins de qualité.


Nous avons souvenir d’un vigneron alsacien rencontré, lors du tournage de notre film « L’Esprit du vin, le Réveil des Terroirs ». Il possédait, possède toujours, une exploitation de 70 ha. Il avait choisi pour modèle de production celui de la petite exploitation. Il gérait ainsi quelque chose comme 20 ou 25 unités de production de deux à 3 ha, unités sur lesquelles il avait affecté le temps de travail annuel nécessaire pour produire ce qu’il y a à produire et entretenir ce qu’il y a à entretenir sur une exploitation de cette taille. Certes cela avait un coût. Mais la qualité reconnue des vins qu’il produisait lui permettait d’absorber les coûts de production. Un choix.


De ce rapide voyage dans les univers des petits producteurs d’une part et des petits vignerons d’autre part, nous voudrions retenir dans la présente note, cette idée que la taille n’est pas un obstacle à l’adaptation au monde présent et aux problèmes qu’ils nous posent . Tout au contraire, c’est une garantie de la qualité des sols vivants et de la possibilité d’utiliser les savoirs, et savoir-faire traditionnels, respectueux de la nature, et non contaminés par la double révolution mécanique et chimique qui a profondément affecté la qualité des productions agricoles.


L’agriculture de demain, nous pensons, a une publicité que nous voyons tous à la télé et qui insupporte et ne pourra véritablement nous nourrir, sainement, que si elle s’inspire des manières de travailler de ces petites exploitations.


Il ne suffit pas d’avoir fait le choix du bio et/ou de la biodynamie, il nous faut retrouver des rapports justes et équilibrés avec les vivants et des modes de production respectueux de la terre et de nos semblables. Cela existe. Les exemples sont nombreux. Mais en général, on les fait taire, ou on les oublie, ou encore et plus pire, on dénature le sens de leur activité.


Pour favoriser et valoriser quoi ? : Le commerce des « produits- solutions » qui enrichissent les marchands, et détruisent le vivant des sols. A nous de choisir…


Lagarette a choisi !


Au fil des années, qui passent nous avons créé des « Cuvées » que nous appelons « Singulières ». Singulières parce qu'elles ont toutes une histoire.


Avant d'être conformes ( toute certification inimaginable …) elles sont l'expression du lieu, de la terre, des vivants et des hommes, qui l'habitent et la façonnent, sans l'abîmer.


Château Lagarette Route du Bourg 33360 Camblanes et Meynac


chateaulagarette@orange.fr


Olympe : 0614138966 - Yvon : 0603463060


Lagarette EM est une entreprise à Mission.

 

Yvon Minvielle Sociologue Anthropologue. Viticulteur biodynamie. Editeur. Travaille aujourd’hui sur les Savoirs d’Expériences. yvonminvielle.thesee@orange.fr - tel : 06 03 46 30 60


Olympe Minvielle, Cinéaste, Vigneronne en biodynamie. " Pour nous, il était important de retrouver le goût du vin de Bordeaux !" olympeminvielle@orange.fr - tel : 06 14 13 89 66

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